Mobilité inversée : rapprocher les services pour transformer nos territoires
La mobilité inversée part du principe qu’il est plus efficace d’amener les services aux habitants que de multiplier les déplacements. En effet, c’est une approche qui est particulièrement intéressante pour les territoires ruraux. Dans ces zones, l’absence de transports en commun et la fermeture de services publics éloignent les habitants des services indispensables comme l’accès aux soins, à la culture et aux services administratifs et sociaux.
Par ailleurs, la mobilité est également un point positif pour l’environnement car elle contribue à une diminution des émissions de CO2. C’est pourquoi, en Wallonie comme en France, les collectivités y voient un levier stratégique pour la transition écologique et la justice sociale.
Le télétravail, figure emblématique de la mobilité inversée
Actuellement, l’exemple le mieux connu de la mobilité inversée est le télétravail. D’après l’Agence de la transition écologique, un jour de télétravail hebdomadaire peut économiser 271 kg de CO₂ par salarié et réduire de 69 % les trajets domicile‑travail.
De plus, les télétravailleurs à temps complet affichent une empreinte carbone 54 % inférieure à celle des salariés présents au bureau. Néanmoins, ces gains écologiques nécessitent de maîtriser la consommation énergétique à domicile (source : ozclimatesense.com).
Des initiatives concrètes de part et d’autre de la frontière
Bien que la mobilité inversée ne soit pas encore pratiquée à grande échelle, elle se développe de plus en plus, y compris sur notre territoire transfrontalier. Elle se décline sous des formes variées pour répondre à de multiples enjeux. Ainsi, voici quelques exemples inspirants existants sur le territoire :
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Santé : Dans les déserts médicaux, le Médicobus circule activement à la rencontre des patients.
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Solidarité : À Charleroi, le Mobil’Assistant du CPAS est un bus social qui offre des permanences de proximité pour des démarches administratives, le logement ou la santé mentale (cpascharleroi.be).
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Intégration sociale et numérique : Un bus numérique à Fléron combat la fracture numérique en aidant les citoyens à utiliser les services en ligne (cpas-fleron.be). En France, le réseau Maison France Services se déploie un peu partout pour rapprocher le numérique et tous les services administratifs de la population via un bus ou une antenne locale.
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Culture : Un Muséobus organise des expositions mobiles directement dans les villages (bibliotheques.cfwb.be). Du côté français, des initiatives similaires existent, telles que la Micro-Folie Ardennes Thiérache.
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Mobilité et travail : Un bus itinérant pédagogique circule pour favoriser la formation et l’autonomie des jeunes sans emploi.
Vers une mobilité plus juste avec Cross4mobility
En conclusion, qu’il s’agisse de bus de santé, d’initiatives de culture itinérantes ou des formations roulantes, ces initiatives démontrent qu’il est tout à fait possible de concilier mobilité et services de proximité. Concrètement, elles réduisent les émissions, luttent contre l’exclusion et favorisent les synergies transfrontalières.
Le projet Cross4mobility promeut ces formidables initiatives et incite les territoires à les développer pour que, des deux côtés de la frontière, la mobilité inversée devienne une réalité quotidienne. Nous avons parlé ici des initiatives dont nous avons connaissance sur le territoire. Prochainement, nous vous ferons régulièrement faire connaissance avec des initiatives qui existent plus loin. Appel aux territoires : Inspirez-vous !