Montage comparatif montrant un RAVeL en Belgique et une voie verte en France, avec des cyclistes et des promeneurs circulant sur des chemins aménagés en pleine nature.

À vélo, à pied, en trottinette ou en famille, les itinéraires éloignés du trafic automobile permettent de découvrir un territoire autrement. En France, on parle de voies vertes ; en Wallonie, le réseau de référence est le RAVeL. Les deux formules partagent le même esprit, mais leur statut et certaines règles diffèrent.

Les voies vertes en France : la balade loin des voitures

Une voie verte est une route réservée aux véhicules non motorisés, aux piétons, aux cavaliers et à certains engins de déplacement personnel motorisés. Elle accueille donc les vélos classiques ou électriques, les marcheurs, les rollers et les trottinettes dans un espace partagé. Les véhicules à moteur y sont normalement interdits, même si des exceptions locales peuvent exister pour l’entretien, l’exploitation ou l’accès à certaines propriétés riveraines.

Ces parcours empruntent souvent d’anciennes voies ferrées ou des chemins de halage. On y découvre des gares restaurées, des écluses, des tunnels ou des viaducs qui racontent l’histoire des anciennes voies de communication. Les anciennes lignes ferroviaires offrent également un faible dénivelé, particulièrement apprécié des familles et des cyclistes débutants.

À la différence d’une piste cyclable, la voie verte n’est pas réservée uniquement aux cyclistes : plusieurs catégories d’usagers y cohabitent. Les cyclistes peuvent rouler à deux de front au maximum, mais doivent adapter leur allure et ralentir à proximité des piétons, des enfants ou des animaux.

Contrairement à une idée répandue, il n’existe pas en France de limitation nationale générale à 20 ou 30 km/h applicable à tous les vélos sur toutes les voies vertes. Une limite particulière peut toutefois être imposée localement et indiquée par un panneau. Les trottinettes électriques et autres engins similaires restent, quant à eux, limités à 25 km/h.

Aux intersections, la voie verte n’est pas automatiquement prioritaire. Il faut respecter les stops, les cédez-le-passage, les feux et les marquages présents sur place.

https://www.ma-voie-verte.fr/

Le RAVeL en Wallonie : un réseau structuré de voies lentes

Le RAVeL, ou Réseau autonome de voies lentes, rassemble des chemins séparés de la circulation automobile. Il utilise notamment d’anciennes lignes de chemin de fer et des chemins de halage. Il est principalement destiné aux piétons, aux cyclistes, aux personnes à mobilité réduite, aux rollers et, sur certaines sections, aux cavaliers.

Toutes les voies vertes wallonnes ne font cependant pas automatiquement partie du RAVeL : seules les infrastructures intégrées au réseau et gérées par la Région wallonne portent officiellement cette appellation.

L’accès dépend des pictogrammes représentés sur les panneaux placés à l’entrée. Les véhicules motorisés sont interdits, sauf exceptions pour les secours, l’entretien, le ramassage des déchets ou certains riverains autorisés. Les vélos à assistance électrique limités à 25 km/h sont admis. Les speed pedelecs ne sont pas autorisés sur les sections délimitées par les panneaux habituels F99a ou F99b.

La principale différence avec la France concerne la vitesse : sur le RAVeL, elle est limitée à 30 km/h maximum. Il ne s’agit toutefois pas d’une vitesse recommandée. Lorsque le chemin est fréquenté, les cyclistes et les utilisateurs de trottinettes doivent ralentir, avertir avant de dépasser et laisser suffisamment d’espace aux usagers plus lents.

Aux croisements avec les routes, le RAVeL n’est pas automatiquement prioritaire non plus : le régime de priorité dépend de l’aménagement et de la signalisation installée.

https://ravel.wallonie.be/home.html

Deux formules, un même esprit

Les voies vertes françaises et le RAVeL wallon poursuivent un objectif commun : rendre la marche et le vélo plus sûrs, plus agréables et accessibles au plus grand nombre.

Mais parler de parcours « 100 % sécurisés et sans voiture » serait légèrement excessif : des intersections subsistent et quelques véhicules autorisés peuvent exceptionnellement circuler. Dans les deux pays, la prudence, la courtoisie et l’attention portée aux autres restent donc les meilleures règles pour profiter pleinement du parcours.

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