Participants réunis lors de la première édition des Rencontres transfrontalières de l'Intermodalité, devant l'écran de présentation du thème 2026.

Ce mercredi 16 septembre marquait non seulement le premier jour de la Semaine européenne de la Mobilité, mais également le lancement des Rencontres transfrontalières de l’Intermodalité.

Une journée placée sous le signe des échanges, du partage d’expériences et de la réflexion autour des enjeux liés à la mobilité transfrontalière et au développement de solutions intermodales adaptées aux territoires.

Écran annonçant l'ouverture et les mots d'accueil des Rencontres transfrontalières de l'Intermodalité, avec un intervenant s'adressant au public.
Ouverture de la journée et mots d’accueil.

Cette journée d’études a rassemblé près de 70 participants venus de Wallonie, de Flandre, de l’Avesnois, mais aussi des Ardennes françaises. Une diversité de profils et de territoires qui a permis de croiser les regards et de confronter différentes expériences autour d’une même problématique : mieux organiser et faciliter les déplacements au-delà des frontières administratives.

L’événement s’inscrivait dans le cadre de CROSS4MOBILITY et était réalisé en coproduction par les Modules 3, 4 et 5de notre projet Interreg consacré à la mobilité transfrontalière.

Des échanges concrets et des retours d’expérience

Intervenant présentant une carte de la ligne ferroviaire Charleroi – Erquelinnes devant les participants.
Retour d’expérience sur la ligne Charleroi – Erquelinnes.

 

Tout au long de la journée, des élus, des opérateurs, des responsables d’associations ferroviaires ainsi que des spécialistes du secteur du transport et des infrastructures ont partagé leur expertise.

L’objectif était notamment de mettre en lumière les bonnes pratiques déjà identifiées sur les différents territoires, mais également les expérimentations déjà en cours. Ces différents témoignages ont ainsi permis aux participants de découvrir des initiatives concrètes et des pistes de réflexion susceptibles d’être adaptées ou reproduites ailleurs.

La rencontre a également permis de confronter les réalités de terrain et de mieux comprendre les différents leviers pouvant être mobilisés pour favoriser l’intermodalité, en particulier dans les zones rurales et transfrontalières.

Des exemples concrets à l’appui

Parmi les projets présentés au cours de cette journée, le concept Stations Mobilités Rurales, présenté par SNCF Innovation, a démontré toute sa pertinence dans le développement de petits hubs de mobilité en milieu rural.

L’objectif de cette approche est de permettre à plusieurs modes de transport et solutions de mobilité de se rencontrer au sein d’un même lieu, afin de simplifier les déplacements des usagers et de proposer une offre plus cohérente à l’échelle d’un territoire.

L’approche implique à la fois les opérateurs de transports structurants — notamment la SNCF et les réseaux de bus interurbains — mais aussi différentes solutions de proximité telles que le transport à la demande, le vélopartage, la micromobilité ou encore le covoiturage.

Cette combinaison entre transports collectifs structurants et solutions locales permet d’envisager des pôles de mobilité adaptés aux réalités des territoires ruraux, où les besoins de déplacement peuvent être très différents de ceux rencontrés dans les grandes agglomérations.

Des outils pour accompagner les communes

D’autres outils présentés au cours de la journée sont également susceptibles d’intéresser les communes prêtes à développer un mobipôle sur leur territoire.

Parmi ceux-ci figurent GEOFER, développé par le CEREMA, ainsi que Mobipôle Explorer, conçu par Hainaut Développement.

Ces applications agrègent différentes couches de données afin de mieux cerner la zone de chalandise d’un pôle de gare, qu’il soit routier ou ferroviaire.

L’analyse de ces données constitue une étape essentielle pour mieux comprendre les caractéristiques d’un territoire, les besoins potentiels de ses usagers et les possibilités de développement autour d’un futur pôle d’échanges.

Elle permet ainsi de déterminer plus précisément le potentiel du site avant de planifier les différents services susceptibles d’y être développés.

Cette démarche permet aux communes de s’appuyer sur des données concrètes avant d’envisager leurs futurs aménagements et de réfléchir aux solutions de mobilité les plus pertinentes pour leur territoire.

Des expériences qui pourront inspirer les territoires

Cette première édition des Rencontres transfrontalières de l’Intermodalité aura ainsi permis de mettre en commun des expériences, des outils et des méthodes provenant de différents territoires français et belges.

Autant d’outils et de retours d’expérience qui vont pouvoir inspirer les communes françaises et belges dans le développement de leurs pôles d’échanges multimodaux transfrontaliers.

À travers ces échanges et ces exemples concrets, CROSS4MOBILITY poursuit ainsi son travail autour d’une mobilité transfrontalière mieux coordonnée, plus accessible et davantage adaptée aux besoins des territoires.

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